Les OGM sont utilisés en remplacement des pesticides

Il existe une autre méthode qui permet théoriquement de remplacer les pesticides chimiques : les organismes génétiquement modifiés ! En effet, il est possible de modifier une plante pour lui faire fabriquer des substances qui vont la protéger des insectes ou autres maladies. Le cas le plus connu est le maïs génétiquement modifié pour exprimer la protéine Bt, lui permettant de lutter contre la pyrale, insecte ravageur. Contrairement aux apparences, la méthode est proche du naturel : les substances exprimées se font grâce à des gênes issues d’autres plantes qui ont su développer une résistance. La Chine est responsable de la plus grande part de la croissance de la consommation des herbicides avec notamment le développement des cultures OGM.

Exemple d’OGM remplaçant les pesticides :

Le maïs MON 810 est un maïs OGM insecticide. Dans son génome est introduit un gène produisant une molécule insecticide destinée à détruire les chenilles de la pyrale et de la sésamie, les deux principaux ravageurs de cette culture. La substance produite par le gène est proche de celle fabriquée par une bactérie du sol, Bacillus thuringiensi, utilisée en agriculture biologique, ce qui permet de ne pas utiliser de pesticides. Le MON 810 a été mis au point par la firme américaine Monsanto qui commercialise maintenant les semences.

Les OGM ont été créés pour réduire, et par la suite remplacer, la production de pesticides dans les champs, de plus ce remplacement a permis une agriculture plus raisonnée et un équilibre alimentaire pour les consommateurs ainsi que la baisse de déchets et d’émission de composés organiques.

 Il ne sera pas possible de créer des OGM résistants à tous les ennemis des cultures et on ne sait pas si la suppression d’un problème ne favorisera pas l’apparition d’un autre. De plus, il n’est pas impossible que l’ennemi visé devienne résistant à l’OGM (par mutation par exemple). Ainsi, il est improbable d’aboutir dans l’avenir à une suppression totale ou même à une diminution de l’utilisation des pesticides en agriculture. En Inde, par exemple, beaucoup de cultures OGM n’ont pas tenu leurs promesses de résistances aux ravageurs et les paysans se sont alors endettés pour acheter des pesticides, plus ou moins inefficaces : c’est donc la ruine pour beaucoup d’entre eux . Les rendements obtenus ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. Ainsi, en Inde, on a constaté jusqu’à 40 % de rendement en moins pour du coton OGM, et en Amérique du Nord environ 10 % de moins pour du soja OGM. Autre exemple, en cultivant un maïs résistant à un herbicide, l’agriculteur n’a plus à faire attention à ne pas toucher ses plantes et, de ce fait, il n’hésitera pas à faire un traitement généralisé de sa parcelle (pourquoi pas par hélicoptère), ce qui augmentera la quantité d’herbicide épandue. La limitation de la déforestation ne semble pas non plus à l’ordre du jour. En effet, lorsqu’on cultive de façon intensive (cas des cultures OGM), les terres s’appauvrissent rapidement au point qu’il faut toujours trouver de nouvelles terres pour conserver les rendements espérés (il faut compter au moins 3 à 10 ans pour que les terres retrouvent leur fertilité).

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